Véronique Saint-Aubin Elfakir

« Il y a ce poème
Jardin où tu touches terre,
Le peuplier d’un mot dévoile
Son allée incertaine,
Il y a cet éclair de l’instant
Dans la chute d’un fragment,
Tu prends langue
Au cœur des fleurs,
Rouges pivoines
D’un désir épanoui.
Il y a cette tempête
De langage
Où tu cultives l’incertain »
« Sur un sentier de vocables
L’intensité d’un être au monde
Cueillir l’apparition
Un mot est une fleur
L’immensité du nom
Un morceau de ciel »
« Les bouleaux blancs se balançant
Dans le vide
La balafre d’une hirondelle
Dans le ciel
Quelques silhouettes sépia
Qu’une soudaine musique fait ressurgir
L’écho de mille pertes
Dans l’isba de l’enfance
La mémoire est un éventail d’argent
Qui fige le temps
Le souvenir est l’onguent
de nos solitudes
Cela fut comme un matin
Irrévocable
L’existence,
Un labyrinthe de signes
Des taches de lumières
A glaner
Copyright Véronique Elfakir aux éditions Unicité
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