Le poème naît souvent d’un manque, non d’une maîtrise, écrire, c’est habiter un seuil . La lumière n’est jamais conquête, mais fragile hospitalité ; en définitive le sens n’est pas une réponse, mais juste une accalmie provisoire, frêle lumière de candélabre
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Mes mots, ces grappes de glycines
Désertées sous la tempête.
Ces grives perdues entre les oliviers.
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J’ouvre souvent des portes dans le crépuscule
Pour que viennent à moi ces voix,
Ces appels, ces bouteilles à la mer.
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Il faut parfois endosser le vent
Et saisir à son épaule la nuit
Pour que des étincelles surgissent
Et que s’allument enfin les candélabres
De l’accalmie
Copyright Hamid Ben
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